Cancer de l’œsophage : traitements et approches complémentaires

Face au cancer de l’œsophage, il existe des traitements médicaux et des approches complémentaires dont les études médicales et scientifique confirme la nécessité de les intégrer aux traitements conventionnels de la maladie.Quels sont les traitements possibles ? Quelles sont leur efficacité ?

La chirurgie est-elle efficace ?

Le recours à la chirurgie tend à se généraliser pour traiter le cancer de l’œsophage. Le choix du type de chirurgie va dépendre de la taille, du stade d’évolution et de l’emplacement de la tumeur. Le chirurgien pouvant pratiquer une œsophagectomie partielle ou totale.

La technique de l’endoscopie œsophagienne s’avère efficace pour le cas des tumeurs superficielles. Elle permet d’enlever la partie atteinte à l’aide d’un tube muni d’un objectif, introduit par la bouche afin d’accéder au plus près des tissus malades et ainsi les détruire en totalité.

Qu’elles sont les principales raisons du recours à la chirurgie ?

Pour différentes raisons, la chirurgie est pratiquée et donne de bons résultats qui sont :

  • L’ablation complète de la tumeur
  • L’ablation d’une partie de la tumeur avant l’administration de traitements médicamenteux
  • La reconstruction du tube digestif après avoir été enlevé
  • La prise de traitement palliatif, ne vue de soulager les symptômes et réduire la douleur

Les chirurgiens et autres spécialistes du cancer de l’œsophage, classe cette maladie selon son degré de résécabilité. Les cancers dits résécables sont habituellement les cancers de l’œsophage de type 0, 1 ou 2. Le cas des tumeurs de l’œsophage de catégorie 3, le sont également, à condition que les tumeurs ne se soient pas développées dans le nerf laryngé, la trachée, l’aorte, le péricarde ou la colonne vertébrale.

Quant aux critères d’inopérabilité, ils doivent être recherchés avant d’engager tout acte chirurgical inutile.

Il existe des contre-indications à une chirurgie de l’œsophage, dont les principales sont les suivantes :

  • Les contre-indications relatives l’âge supérieur à 75 ans, au statut OMS = 2, et à la survenue possible d’un artériopathie sévère
  • Les contre-indications absolues, telles que l’insuffisance respiratoire sévère, la cirrhose, l’insuffisance rénale terminale, la cardiopathie ou la dénutrition sévère.
  • Pour les malades présentant des contre-indications à la chirurgie, d’autres traitements sont proposés.

Le site de l’association Espoire vous invite à en savoir davantage sur les indications et résultats des résections endoscopiques des tumeurs superficielles oeso-gastriques.

Quelles sont les alternatives possibles de traitement ?

Pour les patients dont la chirurgie n’est pas possible ou pas conseillée, en raison d’une mauvaise santé générale, ou d’antécédent de maladie cardiaque ou pulmonaire sévère, il est proposé d’autres traitements possibles, dont voici les principaux :

  • La radiothérapie est un procédé thérapeutique visant à détruire les cellules cancéreuses à l’aide rayons venant irradier l’endroit même où elles prolifèrent. Cette technique est efficace pour éliminer les tumeurs. Toutefois, elle présente différents effets secondaires, étant donné qu’elle atteint, par rayonnement à haute énergie, également les cellules saines. Ces effets secondaires sont généralement : la fatigue, inflammation et démangeaison au niveau de la peau, des douleurs thoraciques ou liées à la déglutition.
  • La chimiothérapie repose sur la prise de médicaments destinés à s’attaquer aux cellules cancéreuses en vue de les détruire ou de stopper leur croissance. L’administration de ce traitement médicamenteux s’effectue par voie orale ou intraveineuse. Malheureusement, comme la radiothérapie, la chimiothérapie est un traitement qui touche également les cellules saines. Malgré qu’elle soit raisonnablement supportable, elle présente des effets secondaires indésirables, comme la modification des cellules sanguines, les nausées et vomissements, la diarrhée et constipation, la chute des cheveux et une fatigue générale et persistante.

La combinaison de ces deux thérapies rend d’autant plus efficace le traitement contre le cancer de l’œsophage. Toutefois, elle intensifie la survenue des effets secondaires. Ces derniers n’étant pas irréversibles, ils s’estompent habituellement après la régénération des cellules saines.

Quant aux approches complémentaires possibles, elles peuvent convenir si bien sûr elles sont utilisées en complément aux traitements médicaux et non en remplacement de ceux-ci. Nous pouvons citer en soutient et en complément les pratiques soulageant les douleurs et autres effets secondaires : l’acupuncture, la massothérapie, training autogène, yoga ou le Qi Gong ou bien encore la naturopathie.

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *